Qui suis-je

Une maman, comme beaucoup d'autres

Je ne suis pas une professionnelle de santé. Je suis une maman, comme beaucoup d’autres, avec des enfants touchés par des intolérances alimentaires.

Je suis née en Norvège, avec un père suédois et une mère norvégienne, et je suis arrivée en France en 2002 pour travailler en tant que formatrice en anglais dans les entreprises. J’ai fait quatre années d’études universitaires entre Oslo et Stockholm en langues étrangères, Français et Anglais. A l’époque, mon diplôme s’appelait Candidata magisterii, et s’apparente à une diplôme Master of Arts, ou l’ancien diplôme Maîtrise en France. Après cinq années comme formatrice en langue anglaise auprès d’adultes en entreprise, j’ai obtenu une licence en Sciences Humaines et Sociales, parcours Formation professionnelle, au Cnam, que j’ai préparée en cours du soir tout en poursuivant mon activité professionnelle. Par la suite, j’ai travaillé plusieurs années du côté du financement de la formation professionnelle dans un OPCA à Paris.

Lorsque mon deuxième fils est né, nous avons vécu 4 années à Prague (expatriation professionnelle pour mon mari) et depuis je n’ai pas repris d’activité rémunérée. J’estime faire le travail le plus important qui existe : m’occuper de mes enfants. Je parle, lis et comprends le norvégien, le suédois, le français et l’anglais parfaitement et passe une grande partie de mon temps à lire des livres d’auteurs de différentes nationalités dans mon quotidien. A partir du moment où j’ai dû gérer les problèmes de santé de mon premier fils, né en 2011, le sujet des allergies alimentaires retardées est devenu un sujet de prédilection pour moi et l’est toujours. Je m’intéresse à la santé de manière large aussi pour des raisons personnelles. Je soutiens bénévolement quelques associations en faisant de la traduction pour elles.

J’ai écrit ce livre dans un élan d’amour avec le souhait qu’il puisse accompagner mes enfants lorsqu’ils quitteront le nid un jour. Parce que j’ai pu constater que la société n’est pas toujours simple ni accueillant lorsque l’on souffre d’hypersensibilités alimentaires. Alors je me suis posé une question : comment y remédier ?

Au fil de l’écriture, j’ai tourné le problème dans tous les sens. Et une évidence s’est imposée : on n’y arrive pas à grand-chose tout seul.

Le village dont nous avons besoin

Quand les enfants sont jeunes, mangent à la maison et sont entourés par leur famille, les choses semblent gérables. On apprend à choisir les bons produits, on cuisine, on s’adapte. Mais dès qu’ils entrent dans un cadre collectif — la cantine, les sorties entre amis, les voyages scolaires — tout se complexifie. Comme le dit si bien ce proverbe africain, il faut tout un village pour élever un enfant. Et cela est d’autant plus vrai quand il s’agit de l’alimentation.

D’un pays à l’autre, une réalité très différente

D’un pays à l’autre, l’accueil de l’allergie et des intolérances alimentaires dans la société peut différer beaucoup. Je suis norvégienne et lorsque je retourne en Norvège, dans le centre commercial de mon enfance, je sais exactement où trouver une pâtisserie sans gluten ni lait, ou un hamburger avec un pain gluten-free. Les serveurs connaissent les notions de traces et de contamination croisée sans qu’on ait besoin de les expliquer. L’intolérance alimentaire n’est un mystère pour personne.

En France, ces connaissances sont encore trop variables et inégales selon les endroits, les établissements, les personnes.

Mon rêve

Mon rêve serait de contribuer à changer cela — en particulier pour les enfants. Pour qu’une intolérance alimentaire ne devienne jamais un fardeau, mais simplement une particularité. Une petite différence, parmi toutes celles qui font la richesse et la diversité de chacun d’entre nous.

Ce site est ma façon, modeste mais sincère, d’y contribuer.